LIENS

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  • Presentation
  • Comité
  • Objectifs
  • Réalisations
  • Histoire
  • Statuts
PRÉSENTATION

 

La Société genevoise d'utilité publique (SGUP), fondée en 1828, est une association privée, sans but lucratif, sans couleur politique, sociale ou religieuse, engagée au service de la communauté genevoise.

Elle est à l'origine de plusieurs institutions de notre ville comme le Mouvement international de la Croix-Rouge, le Bureau central d'aide sociale ou la Société genevoise pour la protection des animaux.

Qu'il s'agisse de combler une lacune dans l'appareil social et culturel genevois ou de prendre en compte les intérêts des institutions existantes,
elle est à l'écoute des besoins des plus défavorisés et des intérêts de la collectivité, intervenant chaque fois que la situation l'exige.

Sa mission est d'étudier et de provoquer la création d'institutions utiles à la collectivité, de les faire connaître et, au besoin, de les soutenir. De manière générale, il s'agit de favoriser le bien-être moral et culturel de la population genevoise.

Cette mission, elle la vit aujourd'hui aussi bien dans le soutien à l'action
des oeuvres caritatives que dans la réflexion à plus long terme sur des problèmes de société ou des thèmes d'actualité.

COMITÉ

Président

Christian HUBER

Vice-présidents

Catherine SANTSCHI

Edwin ZURKIRCH

 

 

Membres

Philippe AEGERTER

Tamara BLATTMANN

Marilyne BORRELLO-MENETREY

Georges DEMIERRE

Diane DEVAUX-CHARGUERAUD

Béatrice JEQUIER

Sonja KUENZI

Emmanuelle RICHOZ ZOGG

Yvelise STRUB

Barbara SUTER

Olivier VODOZ

Christiane WELLHAUSER

 

 Président d'honneur

Jean de SENARCLENS

 

Membres d'honneur

Alfred BERCHTOLD

Olivier LAREQUI

Claude RICHOZ

 

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Hommage à Jean de Senarclens (2006)

Sous ce titre a paru, en automne 2007, un Bulletin spécial rédigé par Catherine Santschi qui a partagé les travaux de notre regretté président d'honneur et qui retrace l'activité féconde de cette personnalité hors du commun.

La vocation de Jean de Senarclens pour l’utilité publique a une origine familiale et personnelle :
- en effet, son grand-père Frank Lombard était président de la SGUP lors du 50e anniversaire,
- son père le Dr. Victor de Senarclens la présidait lors du 100e anniversaire
- et lors du 150e anniversaire, en 1978, c’était lui qui assumait cette présidence.

Quant à la vocation personnelle, elle venait de son éducation et de la profonde conviction qu’il avait d'être utile à la cité. Parallèlement, il entendait que l’utilité publique fût fondée aussi sur le bénévolat et sur l’initiative privée et non pas seulement sur l'organisation de l’Etat.

Pourtant, avant de prendre la présidence de la Société genevoise d’utilité publique, en 1977, Jean de Senarclens a d’abord beaucoup hésité :

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parce que la Société n’avait quasiment plus de membres,

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les finances ne valaient guère mieux

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et les activités étaient au point mort : en effet, la gestion du centre
anti-alcoolique Dr. Henri Revilliod, la dernière activité de la Société
venait d’être cédée à l’Etat.

« J’ai décidé, dit-il, de relever le défi, devant l’Etat omniprésent et omni faisant, il m’a semblé nécessaire de maintenir une société qui représente l’initiative privée dans le domaine social ».

Il a donc décidé de redéfinir les activités de la Société, d’en retrouver les racines et d’en prolonger les branches porteuses de fruits.

Sous sa présidence, la Société a connu un renouveau remarquable, passant de 30 à 500 membres, avec des réalisations qui lui ont redonné sa place au sein du réseau social et caritatif genevois.  

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Citons tout d'abord « La Clé », guide pratique de la vie à Genève,
créée par lui, continuée par l’Hospice général.

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Avec l’archiviste d’Etat et un groupe d’amis, ce fut ensuite la belle
aventure de 13 ans, de l’élaboration de l’Encyclopédie de Genève :
onze volumes présentant le Pays de Genève et toutes les activités qui
s’y déroulent, avec leur épaisseur historique. Tous les jours, pendant
13 ans, il venait aux Archives pour travailler à cet ambitieux projet.
Le succès de la publication, aussi financier, a permis de constituer une
fondation qui poursuit les buts de l’entreprise, en publiant les registres
du Conseil à l’époque de Calvin.

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Son opiniâtreté, il l’a démontrée une nouvelle fois en faisant aboutir,
contre l’avis du chef du département des Finances, un projet de loi
permettant de déduire du revenu imposable les dons faits à des
institutions charitables, religieuses ou culturelles.

Respectant les statuts qu’il avait lui-même rédigés, limitant la durée de la présidence, il a su passer la main à Claude Richoz, qui a poursuivi son œuvre pendant 8 ans et a renouvelé l’équipe du Comité.

Toujours actif même après cette pseudo retraite, il a rédigé

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la plaquette du 130e anniversaire de la Société protectrice des animaux
sous le titre « 130 ans d’histoires de cœur »,

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puis un nouvel historique de la Société, paru en 2003.

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On lui doit aussi un ouvrage historique en hommage à Gustave
Moynier, un de ses prédécesseurs à la présidence de la Société, et
surtout bâtisseur infatigable du Comité international de la Croix-Rouge.

 

« Bâtisseur infatigable », n’est-ce pas un des traits principaux de celui dont nous rappelons la mémoire aujourd’hui ? Jean de Senarclens ne pouvait pas rester inactif. Il lui fallait toujours de nouveaux chantiers, pourvu qu’ils fussent utiles.  

Par sa générosité, sa ténacité, son ouverture d’esprit, sa capacité de travail, Jean de Senarclens s’inscrit dans la tradition genevoise du XIXe siècle, à la fois charitable et rigoureuse, qui a été celle de ses pères.

Son œuvre au service de la cité nous engage à faire de même. Pour nous il restera un modèle et nous donne un exemple que nous voudrions suivre dans le même esprit.

Notre société, mais aussi la communauté genevoise lui en sont profondément reconnaissants. 

Christian Huber, président

 

Les éditions Slatkine ont fait paraître en 2006 l'ouvrage (en anglais) de Jean de Senarclens consacré à Gustave Moynier.

In his preface, the present President of the ICRC,
Monsieur Jakob Kellenberger writes :

"Gustave Moynier has to date had no biographer. Now that

neglect has been remedied, thanks to the fine account given us by

Monsieur de Senarclens of the life and work of the ‘master builder’ of

the Red Cross. […] It is the virtue of the present work that it reveals to

the reader the many aspects of the personality of this illustrious

representative of the spirit of Geneva".

 

Pour commander l'ouvrage, contactez les éditions Slatkine :
5, rue des Chaudronniers - CP 3625 - CH-1211 Genève 3
Tél. 022 776 25 51 - Fax 022 776 35 27
e-mail slatkine@slatkine.com

OBJECTIFS

Faire connaître les institutions sociales et culturelles genevoises,
montrer leur aptitude à répondre aux besoins de la population,
les aider et les soutenir en cas de nécessité.

Susciter des réflexions sur des problèmes de société.
Les sujets suivants ont été abordés au cours des dernières années:

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L'entente confédérale

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L'Etat-providence

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Le mal-être des jeunes

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Le bénévolat

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La torture

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Le secret médical

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La preuve et l'aveu en matière pénale

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Lutte contre les maisons de jeux

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L'homme à la conquête de l'espoir

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La circulation à Genève

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La région franco-valdo-genevoise

RÉALISATIONS
 

Principales institutions créées à l'initiative de la SGUP
et encore existantes aujourd'hui:

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1933: l'Association genevoise du Coin de Terre

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1928: le Centre Dr Henri Revilliod

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1899: le premier poste permanent de sapeurs-pompiers

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1868: patronage des détenus libérés

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1863: le Mouvement international de la Croix-Rouge

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1867: le Bureau central d'aide sociale

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1866: le Centre horticole

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1851: des logements à loyer modéré

Nos principales actions:

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Modification de la loi fiscale genevoise: possibilité pour les personnes physiques de déduire de leur revenu les dons qu'elles ont faits à des institutions sociales, religieuses ou culturelles.

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Conception et publication de La Clé, guide social de la vie à Genève.

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Parrainage de l'Encyclopédie de Genève.

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Publication du Guide historique de Genève.

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Organisation de nombreuses manifestations culturelles au profit d'institutions sociales telles que La Main tendue, Transport-Handicap, Cap-Loisirs, Clair-Bois, Antenne romande des chiens d'aveugles.

HISTOIRE
 

1828, année de fondation de la SGUP, est une période charnière pour Genève. La République sort à peine de l'une des périodes les plus sombres de son histoire: révolution sanglante, occupation française, crise économique grave ont assombri la fin du 18e siècle et le début du 19e siècle. D'autre part, depuis 14 ans, Genève fait partie de la Confédération suisse.

C'est ce tableau contrasté qui marque les débuts de la Société et lui dicte son action. Il s'agit à la fois de s'attaquer à la misère, à l'ignorance, à l'alcoolisme, au manque d'hygiène, à la mendicité, et de favoriser l'intégration du nouveau canton dans la Confédération, de créer des liens avec les autres cantons, de les faire connaître, de s'en faire des amis.

Pour en savoir plus:
L'histoire de la SGUP a fait l'objet de nombreuses publications (voir notre rubrique "publications"). A l'occasion de son 175ème anniversaire, une nouvelle histoire est sortie de presse en mai 2003, due à la plume de Jean de Senarclens.

 SOCIETE GENEVOISE D'UTILITE PUBLIQUE
STATUTS (Extraits)
Adoptés par l'Assemblée Générale Extraordinaire du 23 juin 1977

Article premier
La Société genevoise d'utilité publique est une association neutre du point de vue confessionnel et indépendante de tout parti politique. Son siège est à Genève. Sa durée est illimitée. Les sociétaires n'ont aucune responsabilité personnelle quant aux engagements de la Société, lesquels sont uniquement garantis par les biens de celle­ci.

Article 2
La Société genevoise d'utilité publique a pour but d'étudier et de provoquer la création d'institutions d'utilité publique, de les faire connaître et au besoin de les soutenir, et en général de favoriser le bien-être matériel, moral et culturel de la population genevoise.

Article 3
Les recettes de la Société proviennent des cotisations de ses membres, des dons, legs et autres subsides qui lui sont alloués, ainsi que du revenu de ses avoirs.

Article 4
Les membres acquittent une cotisation annuelle ou une cotisation unique leur conférant le titre de membre à vie. Le montant de ces cotisations est fixé par l'assemblée générale sur proposition du Comité. Les membres d'honneur, nommés par l'assemblée générale sur proposition du Comité pour avoir rendu des services éminents à la Société, sont dispensés du paiement d'une cotisation.

Article 5
Le Comité se prononce sur l'admission ou l'exclusion des membres, lesquels peuvent être des personnes physiques (membres individuels) ou des personnes morales (membres collectifs).

Article 6
La Société se réunit en Assemblée générale dans le courant du premier semestre pour se prononcer sur les rapports du Comité, du trésorier et des contrôleurs des comptes, procéder aux nominations statutaires, fixer la cotisation annuelle et à vie et délibérer éventuellement sur les modifications à apporter aux statuts et sur les propositions ou initiatives d'ordre économique ou social qui lui seraient soumises.

Article 9
Sauf le cas de dissolution de la Société, qui doit être décidé par les deux tiers au moins des membres, toute décision est prise à la majorité simple des membres présents. En cas d'égalité des voix, celle du président est prépondérante.

Article 10
La Société est administrée par un Comité composé au maximum de quinze membres qui désignent eux­mêmes un président, un vice-président, un trésorier, un secrétaire, sans distinction de sexe ni de nationalité. Toutefois, la majorité des membres doit être de nationalité suisse.

Article 16
L'Assemblée générale nomme, en dehors du Comité, deux sociétaires comme contrôleurs des comptes, pour une période d'une année. Ces contrôleurs
sont immédiatement rééligibles.

Article 17
La dissolution de la Société ne peut être décidée que par les deux tiers au moins du nombre total des sociétaires, qui seront consultés en assemblée générale extraordinaire ou par lettre recommandée.